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BLEURVILLE


ARRONDISSEMENT : NEUFCHÂTEAU
VOSGES
CANTON : MONTHUREUX-SUR-SAÔNE
Bleurville
Carte de Cassini
CODE INSEE : 88061
CODE POSTAL : 88410
INTERCOMMUNALITÉ : Communauté de communes du
Pays de la Saône Vosgienne

Pays :
France
France
D'azur aux trois fleurs de lys d'or ordonnées 2 - 1.
Région :
Lorraine
Lorraine
D'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Département :
Vosges
Vosges
D'argent mantelé de sinople au trois sapins arrachés de l'un et de l'autre, au chef d'or chargé d'une cotice de gueules surchargée de trois alérions d'argent (qui est de Lorraine).

Armes de Bleurville

De gueules, à la couronne civique ou de branches de chêne entrelacées, feuillées de huit pièces d'or englandées de sinople ; au chef cousu d'azur chargé d'une crosse abbatiale et d'une hache d'or passées en sautoir, une croisette pattée de gueules brochant le sautoir en abîme.

Les attributs du chêne symbolise le "Chêne des Saints", arbre multiséculaire, planté sur le territoire de la commune.

La crosse abbatiale est celle de l'abbé dirigeant l'église abbatiale de Saint-Maur.

La hache symbolise le travail du bois. Cette dernière activité est encore essentielle aujourd'hui dans le village.

Enfin la croix pattée est celle de Saint-Benoît de Nursie, fondateur des bénédictins. Les religieux de Saint-Maur suivaient cette règle.

Ce blason est utilisé par la commune depuis 1997.

 blason Voir aussi la section Armes des communes des Vosges/Bleurville

   

  Origine du nom :
   
"Blederici villa" - désignation issue du patronyme franc "Blederic", origine plutôt germanique, donc des IVè et Vème siècles.
L'appellation gallo-romaine nous est inconnue mais il semble qu'elle faisait référence à des bains...
  Chiffres clés :
    Population : 361 habitants (Bleurvillois)
    Altitude : 248 - 383 mètres
    Superficie : 2025 hectares
  Site Web :
  Blog concernant la commune
  A voir :
 
Eglise primitive carolingienne constituée par la crypte du Xème siècle et l'église abbatiale Saint-Maur du XIème siècle. La crypte conserva les reliques des martyrs Bathaire et Attalein jusqu'à la Révolution.
L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens (XVIème - XVIIIème siècles).
Le Chêne des Saints : arbre remarquable de 6,50 m de circonférence, daté des XVème - XVIème siècle.
Les Roches du Mulot - présence néolithique : 3000 av. J.-C.
De nombreux lavoirs et fontaines de style lorrains.
  Généralités historiques :
 

Bleurville était connu des romains. Mais bien avant eux, des traces humaines ont été relevées datant de - 300 000 ans.
Au lieu-dit Rosière, près de la Grande-Croix, des outils préhistoriques ont été découverts dans les années 70.
La Saône coulant à quelques kilomètres, les gallo-romains s'en servaient pour acheminer des produits par voie fluviale, la Saône se jetant dans le Rhône qui lui-même se jette dans la Méditerranée.
Des substructions de bains gallo-romains des Ier-IIème siècles ont été découvertes - 1821 - sous la place principale de la commune dite place des écoles ou du Prince Cette "Place du Prince", nommée ainsi en souvenir du duc Henri II - fin XVIème-XVIIème siècle - qui, depuis le château de Darney Darney, venait dans son pied-à-terre galant de Bleurville où il se livrait à des parties... de chasse en forêt !
Abbaye de femmes fondée en 1026 par Renard, comte de Toul ((Meurthe-et-Moselle) et seigneur de Fontenoy-le-Château Fontenoy-le-Château, puis prieuré dépendant des bénédictins de Saint-Mansuy de Toul. L'abbatiale en aurait été consacrée par le pape Léon IX, ancien évêque de Toul, à l'occasion d'un voyage en Lorraine en 1050 ; finalement le prieuré de Bleurville fut rattaché au prieuré bénédictin de Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle) en 1625.

-merci à mon cousin Alain Beaugrand pour ses précisions sur l'histoire de la commune de Bleurville ! -

Ce qu'en dit Dom Augustin Calmet dans sa Notice de la Lorraine de 1756:
"Bleurville, en latin Bliderici-Villa, village du diocèse de Toul, bailliage de La Marche. Le roi en est seul seigneur ; il y a dans Bleurville environ cent cinquante habitants ; patron de l'église, saint Pierre-aux-Liens. Collateur de la cure, le prieur du lieu, c'est-à-dire, les bénédictins de saint Nicolas, comme prieurs de Bleurville ou de l'ancienne abbaye de ce lieu, réduite aujourd'hui en prieuré. Le prieur a les deux tiers aux grosses et menues dîmes , le curé a l'autre tiers dans les grosses et menues dîmes. Son Beuverot consiste en un jour et demi de vignes, sept fauchées de prés et douze jours de terre.
L'ancienne abbaye de Bleurville fut fondée pour des religieuses bénédictines, au milieu du onzième siècle en 1050, par Renard, comte de Toul et seigneur de Fontenoy-en-Vôge [Fontenoy-le-Château], sous l'invocation des saints martyrs Bertaire et Atalène. Ce comte donna d'abord pour la dotation du monastère les seigneuries de Bleurville, Romainville, Saussure, Panteville, Domballe, Leichecourt et Onzecourt.
Le pape Léon IX, dans la confirmation de ce monastère, lui donna pour défenseurs et avoués les seigneurs de Fontenoy, et ordonna que l'abbesse de Bleurville serait prise autant qu'il serait possible, de la famille des fondateurs, et s'il ne s'en trouvait point de capable pour gouverner la communauté, on en prendrait du monastère de Remiremont, qui observait alors la règle de saint Benoît. Il ordonna de plus, que le monastère, pour marque de sa sujétion à l'église de Toul, offrirait tous les ans un cierge de douze deniers à l'église cathédrale, le jour de l'Invention de saint Etienne, et que l'abbesse qui serait élue recevrait l'investiture de l'Evêque.
Le même pape Léon IX donna en 1051, à Udon, évêque de Toul, son successeur dans ce siège, l'abbaye des saints Bertaire et Atalène, qui appartenait dès auparavant à l'église de Toul ; et en 1052, le même Udon, successeur de Léon IX dans ce siège, céda au comte Frideric, gendre de Renard, comte de Toul, le comté de la même ville, dont il avait été dépouillé pour punir l'insolence de sa femme, et sa désobéissance au papa Léon IX, et à condition que le même comte Frideric rendrait à l'évêque Udon, l'avocatie de Bleurville, que le comte Renard son beau-père avait vendue quelques années auparavant au pape Léon, pour lui et ses successeurs dans ce siège de Toul ; à condition aussi, que Frideric renoncerait à tous les droits qu'il pouvait prétendre sur l'abbaye de Bleurville et sur les dépendances, et qu'il s'en dépouillerait solennellement, et en ferait cession sur l'autel de la sainte Vierge et saint Etienne, premier martyr, au profit de l'église de Toul, du consentement de sa femme, sans qu'il put jamais revenir contre cesse promesse.
L'acte de cession fut passé à Toul en présence de plusieurs témoins, le 17 des calendes d'octobre, l'an 1052, la troisième année de l'empereur Henri III, la cinquième année du pontificat du pape Léon IX, le duc Gérard d'Alsace tenant le duché de l'empire. Arnoû avait précédé dans ce comté le comte Frideric, et en avait été déposé pour ses excès et ses violences. Voyez l'Histoire de la Lorraine, tome II page 468. L'année de la déposition d'Arnoû n'est pas bien connue.
L'abbaye de Bleurville souffrit dans la suite de grands échecs de la part même des fondateurs et de ceux qui la devaient protéger ; en sorte qu'elle fut cédée à l'abbaye saint Mansui, qui en a joui assez longtemps. Ensuite elle fut donnée à la maison des bénédictins de Saint Nicolas, qui en jouissent aujourd'hui, et entretiennent un religieux pour le service de l'église du prieuré, qui conserve de beaux restes de son ancienne grandeur.
Autrefois, selon les titres, Bleurville était nommée
Aux-Bains, et on voit encore aujourd'hui une partie du bassin dans lequel on se baignait. Ce lieu a encore été recommandable par son commerce, puisqu'il était l'entrepôt des marchandises de Lyon, et que Toul, Metz et Verdun venaient à Bleurville acheter ce qu'ils vont actuellement chercher à Lyon. Un chevalier de Lorraine, qui occupait le château de Darney, distant d'une lieue de Bleurville, venait à Bleurville pour s'y divertir comme dans un lieu de plaisir."

  Particularités :
 
Fabrique de meules, cheminées, objets en grès des Vosges.
Carrière de grès encore en activité dans la forêt de la Belle Perche.
Elevage de bisons.
Le sculpteur d'art Jean-Louis Rollin.
Les forêts de chênes et de hêtres.
  Ecarts - Hameaux - Fermes :
     
Le Neufmont
Le Bignovre
La Voivre
  Données généalogiques :
     
Les actes de baptême, de mariage et de sépulture commencent en 1629.
Les premiers actes sont difficiles à déchiffrés.
La reddition de la Mothe le 07 juillet 1645 est consignée dans le registre.
Nicolas Gentil est le maire de la commune en 1694.
  Les noms de famille des descendances étudiées associés au lieu :
    Anthoine/Antoine - Aubertin
Bachot - Bailly - Baudrecourt - Baugrand/Beaugrand - Bigeonnet/Bijonnet/Vijonnet - Bisval - Bocard - Bourguignon - Breton - Briant/Brilland - Buclier/Bucquelier - Buzenet
Caput - Challey - Clair/Cler/Clerc - Colenelle/Colnet/Colney - Colotte/Collotte - Colomb - Cornu - Costille - Courtois
Darnay/Darney - Delay/Desly - Desbœuf/Desbœufs - Deschaseaux - Deschazeaux - Dion - Dubreuil - Dumenil/Dumény/Dusmeni
Errard - Étienne
Ferry - Floriot - Fourcaux - Fournière/Soumierre - Froment
Gaillard - Gageot/Gagot/Gajot - Gallois - Garé/Garel - Gatel - Gauthard/Godard/Gotard/Gothard - Gégonne - Gérard - Girardot/Gérardot - Girouat/Gyrouard
Henriot - Henry - Hocqueloux - Huard - Hugon - Huin - Humbert - Humblot - Husson
Jacquemot - Jacquot
Labourot - Lalleman/Lallemand/Lallement - Landanger - Larché/Larcher - Larmet - Levieux - Lionet/Lionnet
Manté - Marchand - Maré/Marey - Martin - Moitessier - Montel - Morquin - Mougin - Mouginot
Navotte - Noirot - Noré
Parisot - Paté/Patel/Patet - Petitjean - Pillemand/Pillemant - Poirier - Poirot
Ragageot/Ragajot - Ragot - Raoul/Raoult/Raoulx - Richard - Roch - Roger - Roucelot/Rousselot - Roussé/Roussey - Roussel/Rousselle
Salmon - Salquinet - Sebille/Sibille/Cibil
Thiébault - Thomas - Toussaint
Varaine/Varenne - Varlot - Villemin/Vuillemin - Vivier
  Statistiques généalogiques : (chiffres connus)
    Nbre de naissances :   140
    Nbre de mariages :   78
    Nbre de décès :   141